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Entreprise

COVID 19 : une navigation en eaux troubles

Laurent leprevost

Crise sanitaire, crise économique, récession, pandémie, chômage partiel… cette longue litanie est source d’interrogation, d’angoisse, d’inquiétude, au point qu’on parle d’un avant et d’un après.

En 1789, les révolutionnaires aussi, pour marquer le point de rupture qu’ils estimaient vivre, parlaient d’ancien régime par opposition au nouveau. Plus de 200 ans après, peut-on transposer le même raisonnement, est-ce comparable ?

Au plan immobilier, la COVID-19 n’a rien inventé ou créé, le décor était déjà en place mais a accéléré certains phénomènes. Zones tendues, trajet domicile travail de plus en plus long, télétravail et nouveaux modes d’organisation du bureau (l’étude de l’ORIE sur l’impact du télétravail date de 2015 !), équilibre vie privée-vie professionnelle, économie solidaire et responsable, empreinte carbone, les sujets ne manquent pas.

Jusqu’aux effets de la mondialisation, de la recherche effrénée du plus bas coût, les opinions publiques commencent à se fissurer, à ne plus vouloir être sûre de se résumer à des consommateurs dans un immense supermarché mondial. La crise, notre crise, a amplifié, révélé pour certains, des lignes de fractures qui étaient pourtant béantes. Quel sens donner à ma vie professionnelle ? Quel rapport avec le bureau ? Avec le commerce ? Avec l’école? Le tout coiffé d’une préoccupation majeure : le respect de l’environnement. Depuis plusieurs années, Groupe Babylone se définit comme un acteur de la ville, comme un intermédiaire au service de client dont la préoccupation ne se limite pas à l’achat, à la location ou à la gestion de biens immobiliers mais à un accompagnement dans la durée sur les bonnes stratégies immobilières et les bons réflexes à avoir.

De la qualité des matériaux, de leur désormais nécessaire résistance ou adaptation à des virus épidémiques, jusqu’à l’air que nous respirons dans les bureaux, à l’articulation du travail présentiel avec le télétravail, de la révolution digitale au travail collectif, de notre confort de vie de plus en plus incompatible avec la préservation de la nature. Nous naviguons dans des eaux apparemment troubles, contraires. Et pourtant, nous avons la conviction que tous ces sujets s’entremêlent, se complètent plutôt que de s’opposer. Nous rejetons la théorie du tout ou rien parce que les particuliers et les entreprises ne sont pas uniformes, ne sont pas homogènes, les réponses doivent être adaptés.

Enfin, l’aménagement du territoire, la réédification de l’état régalien, la transformation indispensable des transports, constituent l’après, c’est-à-dire le contrat social que l’on souhaite tous mettre en œuvre.

Laurent LEPREVOST MRICS

Directeur Général